L’après cursus

Les épreuves de musique des concours

Admissibilité

Il s’agit d’une dissertation portant sur l’une des deux questions d’histoire de la musique au programme limitatif annuel renouvelé par moitié chaque année. Le travail demandé s’appuie sur l’analyse d’œuvres imposées par ce même programme et en illustrant les questions.

Admission

  • Épreuve d’écriture : réalisation d’un court « chant donné » imposé par le sujet dans un style tonal classique et pour quatuor à cordes ; cette réalisation est ensuite l’objet d’un entretien avec le jury. Le niveau attendu est identique pour les épreuves des deux ENS.
  • Épreuve spécifique au concours de l’ENS Ulm : commentaire d’écoute d’une courte pièce enregistrée ; sans programme, cette épreuve vise à évaluer la culture générale musicale du candidat, ses capacités de perception et d’analyse auditives, ses capacités à problématiser l’écoute d’une pièce musicale au regard de grandes questions dont elle peut témoigner. L’exposé du candidat est suivi d’un entretien avec le jury.
  • Épreuve spécifique au concours de l’ENS Lyon : interprétation instrumentale ou vocale suivie d’un entretien avec le jury ; il n’est pas ici demandé d’être un virtuose mais bien davantage un « bon musicien », témoignant d’une culture solide et d’un certain recul critique à l’égard de l’œuvre choisie et de l’interprétation qu’il présente au jury. L’entretien est alors particulièrement important.

 

 

Après la CPGE littéraire

L’après ENS

La réussite aux concours des ENS puis le suivi des enseignements qui y sont dispensés débouchent a minima sur les métiers de la recherche et de l’enseignement. Lorsque cette réussite repose pour partie sur les épreuves correspondant à l’enseignement musical, les lauréats :

  • Peuvent envisager de présenter dans les meilleures conditions le CAPES ou l’agrégation de leur choix (musique, lettres, sciences humaines, etc.) s’ils sont admis à l’ENS Ulm.
  • Doivent présenter le CAPES éducation musicale et chant choral ou l’agrégation de musique s’ils sont admis à l’ENS LSH.

L’après écoles relevant de la BEL

Les étudiants en seconde année et suivant l’option musique peuvent présenter les concours des différentes écoles intégrées à la BEL. Accessibles par des procédures complémentaires et spécifiques, celles-ci ouvrent de nombreuses perspectives professionnelles :

  • Métiers de l’information et de la communication (journalisme, attaché de presse, interprète-traducteur, chargé de projet multimédia, publicitaire, etc.) ;
  • Métiers des ressources humaines (responsable de formation, directeur des ressources humaines, etc.),
  • Métiers du marketing, de la vente et de la finance (directeur commercial, contrôleur de gestion, conseiller financier, gestionnaire d’entreprise, etc.) ;
  • Métiers des affaires publiques (administration publique [ENA] d’état ou territoriale) ;
  • Métiers de la culture (management de la culture et des médias, conservateur, patrimoine, archives, etc.).

L’après CPGE en Université

Au terme des années d’études en CPGE, le conseil de classe est en mesure de proposer aux étudiants qui le souhaitent une double équivalence pour intégrer directement le niveau L3 en université. Son acceptation par l’université permet aux
étudiants de poursuivre des études dans le domaine des sciences humaines (musique, lettres, histoire, etc.).

Perspectives particulières ouvertes aux étudiants des CPGE ayant suivi l’enseignement musical optionnel

Le suivi de l’enseignement musical en CPGE enrichit et élargit les perspectives offertes par les classes préparatoires littéraires. C’est notamment le cas pour ce qui concerne :

  • La recherche au sein du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) ou au sein des grands centres nationaux de recherche et création dans le domaine de la musique et du son (IRCAM, CICM, GRAME, CIRM, GRM, MIM, etc.).
  • La pratique musicale de haut niveau alliant technicité et solide culture générale : interprète, compositeur, chef de chœur ou d’orchestre, etc.
  • Les secteurs de l’édition et de la critique d’art.
  • Les domaines de la gestion culturelle (de l’organisation d’événements à la gestion des politiques publiques en ce domaine).

Dans tous les cas, face à un monde de l’art mouvant et en constante évolution, une formation en CPGE apporte la culture générale et artistique, les méthodes intellectuelles et la distance critique nécessaires à l’appréhension d’une société complexe, compétences seules à même de permettre la construction d’un parcours professionnel au plus près de ses envies, de ses atouts et de ses talents.